De la maison de la culture à l’opéra

 

Saint-Étienne a toujours eu un faible pour les spectacles.

Le tout premier théâtre à Saint-Étienne serait apparu en 1765 Place Chavanelle, un simple immeuble pouvant accueillir 200 personnes. La naissance de cette passion n’a fait qu’évoluer et à partir de 1810, une multitude de lieux fleurissent dans la ville et font naître et vivre la passion de l’art lyrique auprès des Stéphanois. Ce nouveau divertissement fascine la cité forézienne et le théâtre trouvera parmi son public de nombreux mineurs.

DE 1810 À 1993 :
LA NAISSANCE d’UNE PASSION

En 1810, le premier théâtre est construit à Saint-Étienne par Réocreux. On le nomme Le Théâtre du Pré de la Foire. Ce théâtre permanent, à l’époque très rare en France, a joué un rôle essentiel dans la vie culturelle des Stéphanois, allant même jusqu’à accueillir des artistes lyonnais et parisiens. Il est le premier à faire naître la passion des Stéphanois pour l’art lyrique.


En 1849, la saison comportera 38 opéras, 59 drames et 71 vaudevilles, mais il fermera cependant ses portes en 1853, jugé insalubre et trop petit. 

Dès 1853, le Théâtre municipal tant attendu est enfin construit place des Ursules par l’architecte Exbrayat. Il contiendra près de 1 365 places pour accueillir un public large et demandeur. 

Rebaptisé Théâtre Massenet en 1913, le bâtiment est détruit par un incendie en 1928 et signe la fin de 75 ans de passion lyrique, à regret dans le cœur des Stéphanois. En attendant la construction d’un nouveau théâtre, la saison lyrique municipale sera reprise à l’Éden Théâtre, un café-concert ouvert en 1882. Mais l’art lyrique aura du mal à y trouver une place.

En 1969 est inaugurée la Maison de la Culture et des Loisirs, issue du projet d’André Malraux visant l’accès aux œuvres artistiques pour le plus grand nombre de Français. Elle donnera un nouveau lieu d’expression lyrique aux Stéphanois et accueillera des programmations pluridisciplinaires. Œuvre des architectes Ferraz, Seignol, Gouyon et Clément, elle comporte deux salles bien connues du public aujourd’hui : le Grand Théâtre Massenet (1 200 places) et le Théâtre Copeau (300 places).

  

Dans les années 1980, de nombreuses productions sont construites dans ses ateliers de décors et de costumes. Un savoir-faire qui se perpétue encore de nos jours.


DE 1993 À 2006 :

UNE NOUVELLE STRUCTURE  


DE LA MAISON DE LA CULTURE À L’ESPLANADE

En 1994, la Maison de la Culture est renommée L’Esplanade en raison d’une meilleure définition des spécificités du lieu. Le paysage culturel stéphanois a évolué et L’Esplanade veut se recentrer autour des missions traditionnelles d’une maison d’opéra. Elle veut être un lieu plus ouvert, rajeuni, un lieu d’échanges et de création capable de faire rayonner Saint-Étienne hors de ses frontières.

                                  
 

En 1998, un incendie criminel détruit le Grand Théâtre Massenet. La saison sera malgré tout maintenue dans un théâtre éphémère avant sa réouverture en 2001.

                           


DE L’ESPLANADE À L’OPÉRA-THÊATRE DE SAINT-ÉTIENNE

En 2006, L’Esplanade devient l’Opéra Théâtre de Saint-Étienne. Les Stéphanois retrouvent les spécificités premières de cette maison qui offre une visibilité plus forte à la ville.


DE 2015 À NOS JOURS : UN NOUVEL ÉLAN POUR L’ART LYRIQUE

Depuis 2015, l’Opéra Théâtre de Saint-Étienne est devenu l’Opéra de Saint-Étienne. 
C’est un grand tournant pour cette maison, dont le but est de redonner sa place à l’opéra avec le souhait d’innover, en proposant la création d’une œuvre contemporaine tous les deux ans.
Depuis deux saisons, l’Opéra de Saint-Étienne a accueilli une dizaine de productions lyriques, dont la moitié sont des nouvelles productions. Entre des productions « Made in Opéra » (Nabucco, Le Roi d’Ys, Dialogues des carmélites, Lohengrin mais aussi Faust), des coproductions avec des Opéras reconnus comme l’Opéra de Monte-Carlo (Adriana Lecouvreur) ou encore une commande mondiale (Fando et Lis), l’Opéra de Saint-Étienne retrouve sa véritable place et se positionne parmi les grandes maisons d’opéra françaises. Le jeune public n’est pas en reste et possède également une programmation adaptée toute l’année, comprenant même des opéras comme dernièrement Siegfried ou Qui deviendra le Seigneur de l’Anneau

             

 
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